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Stargate SG-1
Mise en ligne: décembre 2002
Article écrit en février 2000
Dernière mise à jour: mardi 29 mai 2007
Appréciation globale de l’auteur :
Titre Original : Stargate SG-1
Durée : 214 épisodes de 42 minutes, soit 10 saisons
Pays d'origine : USA, Canada
Chaîne de 1ère diffusion : ,
Période(s) de diffusion : Du 27 juillet 1997 au ...
Genre : Aventures , Science-Fiction
Créé par : Brad Wright , Jonathan Glassner
Produit par : Sony Pictures , Double Secret Productions , Gekko Film Corp. , Kawoosh ! Productions , MGM Worldwilde Television Productions Inc. , Stargate SG-1 Production Inc.
Avec : Beau Bridges , Richard Dean Anderson , Michael Shanks , Amanda Tapping , Christopher Judge , Ben Browder , Lexa Doig , Bill Dow , Don S. Davis , Teryl Rothery , Corin Nemec

Avertissement : Ce dossier a été écrit en 2000 et n’a pas connu de mise à jour majeure depuis. Il ne porte donc que sur les premières saisons de la série. Un nouveau dossier viendra prendre sa place, probablement après la sortie de l’intégrale de la série en DVD. Patience donc, et d’ici là, profitez déjà de l’analyse ci-dessous.

Introduction

Stargate SG-1 trouve son origine dans le film Stargate/Stargate : La Porte Des Etoiles sorti en 1994. Il est rare, surtout de nos jours, que le transfert se déroule dans ce sens-là. On pourrait même parler de bien plus qu’une origine puisque les éléments du films sont tous repris dans la série.

Le long métrage de Roland Emmerich et Dean Devlin (producteurs d’Independance Day, de Godzilla et de la série The Visitor) peut être considéré comme le pré-pilote. Le début de la série est un peu déstabilisant. Beaucoup de clins d’yeux sont faits au film, même s’il n’est pas nécessaire de l’avoir vu pour comprendre. Des éléments tirés du film comme la mort de Râ ne sont absolument pas rappelés. On suppose peut-être que les téléspectateurs se souviennent de tout. A moins que la série ne prenne des distances par rapport au film et qu’elle se garde bien d’y faire trop référence...

Jonathan Glassner et Brad Wright reprennent le concept en 1997 pour les besoins d’une série télévisée. MGM Television et Showtime donnent rapidement leur accord. Le tournage de Stargate SG-1 débute le 18 février 1997. Elle sera diffusée dès juillet 1997 sur Showtime et dès février 1998 sur Série Club puis M6. Pour la Belgique, l’aventure a débuté en automne 1999 sur la RTBF.

Le film

L’armée et des spécialistes en égyptologie se débattent depuis plus de 2 ans sur une découverte de 1920, un anneau de pierre. Catherine, la fille du savant qui a déterré l’objet, engage alors Daniel Jackson. Ce scientifique est la risée de ses collègues. Il prétend que le cartouche de Kheops est une supercherie et que les pyramides n’ont pas été construites par les pharaons.

Catherine a besoin de Daniel Jackson pour "une traduction". Elle est persuadée que ses théories sont justes. Il ne faut que 2 secondes à Jackson pour traduire le texte en question et corriger, au passage, les erreurs des spécialistes. L’inscription parle d’une porte des étoiles (stargate).

La porte est la preuve que les théories de Jackson sont correctes. Elle est d’un matériau inconnu sur Terre. L’examen au carbone 14 révèle qu’elle date de 10 000 ans avant Jésus-Christ alors que la civilisation égyptienne est deux fois moins vieille que ça. Et les inscriptions du cartouche central se rapprochent plus de l’écriture cunéiforme que des hiéroglyphes. Jackson comprend rapidement qu’il s’agit du dessin schématisé de constellations et il retrouve le 7è symbole, celui de la Terre.

Le général West réintègre le colonel O’Neill à l’armée et envoie une patrouille de l’autre côté de la porte. Kawalsky et Jackson font partie du voyage. Ils atterrissent sur Abydos, une planète asservie par le dieu Râ. Les habitants ne sont pas plus évolués que les anciens Egyptiens. Ils extraient sans relâche un minerai (celui qui constitue la porte) et n’ont pas le droit d’écrire ou de lire.

Râ n’est pas un dieu mais un extraterrestre. Il y a des milliers d’années, son monde étant au bord du chaos et son corps étant presque mort, il a découvert une planète où vivait une race primitive. Une race au corps facilement "réparable". Râ y a installé son règne et a transporté une partie de ces hommes sur Abydos afin qu’ils extraient le minerait qui est la base de sa technologie et qui lui apporte vie éternelle. Les hommes restés sur Terre ont appris l’écriture et se sont rebellés. Ils ont détruit (ou plutôt bouché) la porte empêchant à Râ tout retour rapide vers la Terre.

Les extraterrestres ont une technologie beaucoup plus avancée que la nôtre. On le comprend quand Râ s’étonne que les Terriens aient déjà découvert le bombe nucléaire. Il est beaucoup plus loin que nous... L’ajout d’un peu de minerai multiplie par 100 la puissance de l’explosion. Il compte en faire cadeau à la Terre.

Les soldats terriens expliquent aux Abydians qu’ils sont du même peuple et que les aliens ne sont pas des dieux. Ils se rebellent. Les forces étant réunies et grâce à une ou 2 astuces, le vaisseau de Râ est détruit par la bombe (avec son propriétaire évidemment). Le film se termine avant que les Terriens n’aient rejoint leur planète. "On se reverra", lance O’Neill à Jackson.

Le pilote

Des soldats jouent aux cartes dans un entrepôt. Ils ne semblent pas du tout en état d’alerte. Une fraîche recrue s’en étonne. Sous une bâche, on reconnaît la silhouette de la porte des étoiles, un projet délaissé depuis des mois, selon un des militaires. Mais le mécanisme s’enclenche et des aliens entrent dans la pièce.

Les inconnus aux casques d’argent, visiblement sous les ordres d’un type en doré, tuent les soldats. Le chef endort (ou hypnotise ?) la femme (la fraîche recrue, donc) et l’enlève. Sa voix est caverneuse et ses yeux s’illuminent. On apprendra plus tard qu’il s’agit d’Apophis, un Goa’uld et son plus haut gradé de l’escadron est un certain Teal’C. Un gros plan sur le visage de ce Jaffa nous fait comprendre qu’il n’approuve peut-être pas tout à fait les manières de son supérieur.

Un générique au lointain relents de V nous apprend que nous venons d’entrer dans l’univers de Stargate SG-1. Le ton est donné : militaires, Goa’ulds, choc des technologies et secret défense (puisque même les soldats ne semblent pas conscients de la "chose" qu’ils gardent). Nous, on n’avait pas oublié la menace qu’elle représentait : on a vu le film.

Jack O’Neill est rapidement convoqué au Cheyenne Moutain Complex, la base militaire souterraine où la porte des étoile à été "réparée". Une base que le colonel connaît visiblement bien, bien que les soldats ne l’y ait manifestement jamais vu. Et pour cause : il est "à la retraite" comme il le répètera maintes fois durant le premier épisode.

Jack rencontre le général George Hammond, le remplaçant de West. Hammon met O’Neill au courant des derniers évènements... qui ne manquent pas d’étonner le colonel. Il avait laissé Râ mort par une bombe nucléaire Mach 3. Comment peut-il être vivant ? Hammon veut envoyer une nouvelle bombe, Mach 5 cette fois pour ensuite condamner la porte terrestre. Jack O’Neill révèle alors qu’il a menti dans son rapport. Daniel Jackson, le scientifique qui l’accompagnait, est resté sur Abydos avec les 5000 habitants sauvés de l’emprise de Râ.

Le colonel O’Neill réintégré dans l’armée et en uniforme se prépare à reprendre le chemin d’Abydos avec le major Charles Kawalsky et le capitaine Samantha Carter, une experte de la porte des étoiles. L’ambiance est plutôt électrique entre eux, mais on sent qu’ils vont bien s’entendre, ces deux là... Même si O’Neill n’aime pas trop les scientifiques !

Sur Abydos, Daniel Jackson est bien vivant et un peu étonné de voir débarquer des Terriens. Il l’est encore plus quand il apprend que des aliens ont débarqués sur Terre. Il a une explication : ils viennent d’une autre porte. Il a découvert sur Abydos une carte qui reprend des groupes de symboles (ceux de la porte) et il pense qu’il s’agit des codes d’autres planètes. Voilà l’intrigue relancée pour quelques épisodes !

En attendant, SG-1 et SG-2 partent pour la planète Chulak, la planète des Jaffas. Ils y sont fait prisonniers par les Goa’ulds qui ont asservis les Jaffas. Quelques plans sur Apophis, nous permettent de comprendre qu’il est à la recherche de sa nouvelle reine. C’est à dire, un corps pour remplacer celui mourant qui porte le Goa’ulds de la reine.

Il choisit Sha’ré, la femme de Jackson qu’il avait enlevée sur Abydos. Il choisira Skaara pour porter son enfant. Les Goa’ulds rentrent chez eux par la porte des étoiles en ordonnant de tuer tous les autres prisonniers. Teal’C se range du côté de O’Neill et les sauve.

Du film au pilote

La série est assez fidèle au film... Normal cela permet aux scénaristes de gagner du temps ! C’est pourquoi on peut parler de pré-pilote. Au niveau de l’histoire, le raccord est parfait. Aucun non-sens (ou presque) ne s’introduit dans la série. Les auteurs ont repris des anecdotes du long métrage, une sorte de mémoire résiduelle (l’histoire du briquet, le salut des gamins...). Le but est de rendre le passage du film à la série plus naturel. Malheureusement l’utilisation systématique de chaque anecdote rend parfois les choses un peu surfaites.

Un seul détail me paraît moins heureux. Le mort du fils de Jack O’Neill est un élément du long métrage que la série se doit de reprendre. On trouve d’ailleurs un "rappel", une scène quasi identique dans l’épisode 6 de la première saison (Double). Jack se recueille dans la chambre de son fils. Cet épisode où un double de Jack se rend chez Sarah O’Neill est évidemment le lieu de rappeler le passé du colonel.

Dans la série, les sentiments du personnage incarné par Richard Dean Anderson semblent toutefois en contradiction avec le reste de son caractère. Ca ne colle pas. On sent que cet aspect du personnage gêne les scénaristes. Il est d’ailleurs vite occulté.

Pour les autres protagonistes, même constat positif. Les directeurs de casting ont poussé le luxe jusqu’à dégoter un Daniel Jackson ressemblant physiquement à celui du film. Au niveau du caractère, on notera que le linguiste de la série n’a pas besoin de tous ses livres (qu’il ne quitte pourtant jamais dans le film) pour décoder un langage ! L’acteur interprétant Skaara est celui qui tenait le rôle pour le film, Alexis Cruz.

Décors

Là aussi grande fidélité ! L’appartement de Jack, le temple d’Abydos, la base militaire sont très ressemblant. Il existe des différences. La base a changé de nom, par exemple (Creek Moutain Colorado/Cheyenne Moutain). Les ordinateurs semblent plus archaïques et la base moins moderne dans le film. Il faut aussi plus de monde pour faire fonctionner la porte. On mettra cela sur le compte du progrès technologique !

On retrouve également un sarcophage identique à celui de Râ dans l’épisode Hathor. Les armes des Goa’ulds, leur système d’embarquement dans les vaisseaux (anneaux) sont ressemblants. Râ et Apophis sont pratiquement jumeaux : même voix caverneuse, même yeux brillants, même gant et même goût pour le doré.

C’est dans les effets spéciaux que le traitement diffère. L’ouverture du sarcophage est plus discrète dans la série. L’"eau" de la porte "explosait" plus dans le film. Le voyage entre 2 portes est exactement le même sauf qu’il était plus bruyant dans le long métrage. Même constat pour les effets du gant sur les victimes de Râ. Le film est plus tape à l’oeil là où la série reste sobre (à cause du budget, sans doute, mais finalement, qui s’en plaindrait ?).

Le générique

Les deux génériques sont les mêmes. La musique est presque identique, un brin réarrangée pour la série. Evidemment, celle du film dure plus longtemps. Au niveau visuel, la filiation est aussi claire. Certaines images sont les mêmes : les lignes courbes gravées dans la pierre, la masque qui apparaît à la fin. Les autres appartiennent à la même esthétique, hiéroglyphes, bas-relief... Ca fait très Egypte extraterrestre, quoi !

La porte des étoiles

Stargate est donc le nom du projet militaire secret situé dans la base de Cheyenne Mountain (Creek Mountain Colorado), une base de missile nucléaire désaffectée. La porte des étoiles a été découverte en 1920 par le professeur Langford à Gizeh en Egypte. Les scientifiques se sont bien vite intéressés à cet anneau de pierre. Ils ne furent pas les seuls : les militaires et le gouvernements américain ont suivi. Le pays de l’Oncle Sam fut bien inspiré puisqu’il s’agit d’un dispositif de téléportation faisant partie d’un réseau de portes. Une technologie extraterrestres apportée sur la planète bleue par les Goa’ulds bien qu’elle ne leur appartenait pas.

Pour que le système fonctionne, l’utilisateur doit définir 7 symboles. Six d’entre eux représentent des constellations et le 7è, le point d’origine. Dans le cas des terriens, il s’agit du dessin de la Terre. Assemblés, ils forment une carte, une "adresse" en 3 dimensions, pour simplifier, un numéro de téléphone à composer pour obtenir le passage entre deux planètes.

Avant que SG-1 ne soit mis en service, les expérimentations sur la porte des étoiles venaient de cesser. A ce moment les Terriens pensaient qu’Abydos était la seule issue et qu’elle était condamnée grâce à l’explosion de la bombe. Ils avaient cependant essayé toutes les combinaisons de symbôles possibles, mais aucune n’avait débouché sur une nouvelle planète. Les scientifiques en ont donc conclu que seule la porte terrienne était encore en service. En fait, il existe bel et bien plusieurs portes. Les combinaisons n’ouvraient sur rien parce que depuis 5000 ans l’univers avait... dévié, les planètes avaient perdu leurs trajectoires d’alors.

Seule Abydos, qui est la planète la plus proche de la Terre, était encore accessible. Les autres coordonnées n’étaient plus correctes. Les Goa’ulds dont la technologie est plus avancée n’ont jamais cessé de voyager dans l’espace car ils ont compensés le mouvement spatial au fur et à mesure. Les ordinateurs terrestres vont tout recalculer rendant de nouveau l’univers accessible aux missions SG.

Dans le pilote seulement, on assiste à l’entièreté du voyage par la porte des étoiles. On sait que le voyage est possible grâce à une "destruction moléculaire". On suppose qu’il y a reconstruction de l’autre côté. C’est un peu le même système que dans La Mouche. Depuis la découverte de la porte et le premier voyage, des ordinateurs assistent les déplacements à travers la porte. Ils localisent directement l’endroit d’atterrissage (l’expression n’est pas des mieux choisie).

Les militaires ont aussi doté la porte d’un système de fermeture, un "iris" de titane pur qui résiste aux attaques Goa’ulds. Un bouclier en quelques sorte... Sur lequel les personnes qui n’ont pas d’invitation vont s’écraser comme des mouches sur un pare-brise.

Les Terriens

Au départ, 9 équipes portant le nom de SG suivi d’un numéro sont chargées de visiter les autres planètes reliées par le système des portes des étoiles. Leur mission (top secrète, cela va sans dire) : détecter les éventuelles menaces de l’autre côtés et si possible, les éliminer. Et établir un contact pacifique avec les peuples qui le désirent. Ces équipes sont constituées de marines et de soldats de l’US Air Force. Elles sont interdisciplinaires.

Le chef de ce projet est le général Hammond (Don S. Davis). Cet homme ne connaît qu’un seul supérieur : le président des Etats-Unis auquel il est directement relié par le célèbre téléphone rouge. C’est un homme sévère, conscient des dangers que court la Terre et ses hommes. Sa priorité est de sauver les innocents qui vivent de ce côté de la porte (il préfère sacrifier la base touchée par une épidémie que de mettre toute la Terre en danger - épisode 4).

C’est pourquoi il ne fait pas directement confiance à Teal’C. Mais devant la bravoure de ce dernier face au Goa’uld qui s’est introduit dans le corps de Kawalsky, il l’intègrera à SG-1 (épisode 2). Cette anecdote montre qu’il est prudent mais qu’il n’hésite pas à faire quelques écarts.

Il a accepté d’endosser la responsabilité du programme Stargate. Il accomplit sa tâche avec droiture, rigueur et intelligence. C’est un des rares dirigeants militaires montré sous un beau jour. Par opposition, par exemple, au colonel Kennedy qui a décidé d’emmener Teal’C pour mener des expériences (comprenez le disséquer). Sa sagesse, il l’a forgée durant sa longue carrière : c’est un vétéran des 2 guerres. Il est d’ailleurs à quelques mois de la retraite (avant de se lancer dans le projet SG). Il est respecté de ses hommes.

Don S. Davis était déjà un militaire hors norme dans Twin Peaks. Le major Briggs faisait alors partie du projet Blue Book chargé d’enquêter sur les vagues d’OVNIs. Ces deux personnages se ressemblent beaucoup.

Dans la série télévisée, nous suivons principalement les aventures de la première équipe formée dans le cadre du projet. D’où son nom SG-1 et le nom de la série, Stargate SG-1. L’équipe est dirigée par le colonel Jack O’Neill (Richard Dean Anderson). Jack O’Neill sait ce que le mot "obéissance" signifie. Il est un soldat avant tout. Mais il aime aussi suivre sa morale et ses convictions, ce qui l’amène parfois à prendre des décisions peut-être moins "butées" que ce qu’on pourrait attendre d’un militaire.

Il fait directement confiance à Teal’C "parce qu’il l’a vu trahir les siens pour sauver les gens de Chulak" (épisode 2). Il n’hésite pas à mettre sa vie en danger quand son équipe ou la Terre sont menacées. Sa caractéristique : un humour qui se développe surtout quand il est sous pression.

Jack O’Neill est un personnage plutôt positif, mais qui souffre de la mort de son fils et de la rupture de son couple. Son fils, Charlie, s’est tué en jouant avec l’arme de son père juste avant le premier voyage par la porte des étoiles. Jack ne parvient pas à déculpabiliser.

C’est parce qu’il lui rappelle son fils que Jack s’est attaché à Skaara, un jeune habitant d’Abydos. Malheureusement il sera enlevé par Apophis. Jack ne désespère pas de le retrouver un jour. Le décès de Charlie a amené Sarah, sa femme, à le quitter peu après son premier retour d’Abydos. "Elle m’a pardonné, mais elle n’a pas oublié. Moi, c’est le contraire : je ne me suis jamais pardonné, mais parfois j’arrive à oublier", avouera-t-il à Daniel Jackson (pilote).

Dans l’épisode Double de la première saison, on comprend que le couple s’apprécie encore beaucoup (pour ne pas dire plus). Alors Sarah interviendra-t-elle dans le futur ? Jack va-t-il renouer avec elle ? Quand est-il de la petite lueur d’attirance que l’on avait cru remarquer entre O’Neill et Samantha ? Ah la, la ! Pas simple tout ça !

Richard Dean Anderson reprend à merveille le chemin de la télé. On l’avait quitté dans McGyver. On le retrouve avec joie dans Stargate avec des cheveux plus court et un autre look. Ces deux personnages sont à la fois proches et lointains. Même droiture et même intégrité pour les deux personnages. Pourtant O’Neil est un soldat, avec des réactions (pour ne pas dire des réflexes) de soldat... (Il est à noter que l’acteur avait reçu une médaille de reconnaissance pour son rôle de pacifiste de Mc Gyver de la part d’une association de lutte contre la violence... Curieux revirement de situation que son rôle de militaire, même s’il est rare de le voir faire feu !)

Elle est loin la naïveté du premier ! Et puis, il a laissé tomber les bouts de ficèles qui, même s’ils nous faisaient rire au début, nous semblaient terriblement répétitifs sur la fin. Richard Dean Anderson interprète magnifiquement O’Neill. Et il arrive à nous faire oublier son étiquette de jeune scout bricoleur.

Si l’on suit l’échelle des grades le capitaine Samantha Carter (Amanda Tapping), elle la "vice-chef" de SG-1. Un signe que les temps ont peu à peu changé dans l’univers des séries puisque cette femme est aussi l’un des cerveaux du groupe. Sam étudie la porte des étoiles depuis 1994, date de sa découverte (cfr le film). C’est à dire, deux ans avant le premier voyage sur Abydos.

Elle aurait dû partir avec O’Neill et Jackson. Elle est astro-physicienne et possède un doctorat en mécanique quantique. C’est aussi un capitaine de l’armée de l’air hors pair. Elle a volé en F 16 et elle été mobilisée lors de la guerre du Golfe.

Quand des extraterrestres réactivent la porte en 1997, elle débarque immédiatement du Pentagone. Elle a du caractère et c’est parfois nécessaire dans cet univers d’hommes qu’est l’armée. D’autant plus que les voyages l’ont déjà amenée dans des civilisations où la libération de la femme est loin d’être acquise (épisode 3).

Le général Jacob Carter, son père, aimerait qu’elle ait un grade plus important dans l’armée... Voire même qu’elle devienne cosmonaute (c’était son rêve d’enfant !). Samantha ne s’entend pas particulièrement bien avec lui.

La première rencontre avec O’Neill est plutôt explosive, mais on comprend bien qu’ils ne vont pas en rester sur une mauvaise impression. "Je suis sûre que vous m’apprécierez quand vous me connaîtrez mieux", lance-t-elle à Jack. "Mais je vous apprécie déjà capitaine" répond-il. A la fin de l’épisode 4, O’Neill lui parle d’un T-Shirt ravissant qui dévoile son nombril. La réplique est dite sur le ton de la boutade. Vraiment ?

Le docteur Daniel Jackson (Michael Shanks) est le seul civil de SG-1. Il est professeur en linguistique et docteur en anthropologie. C’est un spécialiste en égyptologie ce qui lui a permis de comprendre les signes de la porte et donc son langage. Il faisait partie, en qualité d’expert, de la toute première traversée de la porte des étoiles. Il a aidé le O’Neill à éliminer Râ (cfr le film). Mais il n’est pas revenu sur Terre. Il a préféré rester sur Abydos et y épouser Sha’ré. Dans le premier épisode de Stargate, elle sera enlevée par Apophis. Jackson rejoint SG-1 dans le seul but de la retrouver un jour.

Il s’attendait à revoir un jour des Terriens. Mais il ne se doutait pas que des aliens débarqueraient sur Terre. Sa connaissance des langues anciennes lui a permis de déchiffrer la carte découverte sur Abydos. Il a compris qu’il existait un réseau de portes. Sa connaissance des idiomes antiques sera précieuse à SG-1, il sera souvent amené à jouer l’interprète.

Après l’attaque d’Abydos par des Goa’ulds, Jackson culpabilise d’avoir réouvert la porte des étoiles. Il ordonne aux Abydians de la condamner et de la surveiller pendant un an. Il essaiera de ramener Skaara et Sha’ré sur leur planète. S’il ne réapparaît pas après un an, les Abydians doivent détruire la porte à tout jamais.

Encore une figure peu commune qui rejoint SG-1 : Teal’C – prononcez "Tilque" (Christopher Judge) – est un extraterrestre, un Jaffa. Les Jaffas sont des gardes-serpent au service d’Apophis. Il est présent dès les premières apparitions des aliens sur Terre (le prégénérique du pilote). Il est un haut gradé : c’est le seul auquel Apophis s’adresse. On découvrira par la suite que c’est lui le garde personnel d’Apophis. C’est lui qui désigne les femmes qui seront présentées au Goa’uld-reine. Il est également présent quand le Goa’uld prend possession du corps de Sha’ré.

Durant tout le pilote des indices nous montrent qu’il n’est pas d’accord avec le comportement d’Apophis. Des gros plans sur son visage dans le prégénérique, durant la transplantation du Goa’uld, dans la prison de Chulak, nous dévoile son dégoût. Il conseille à Skaara de ne pas se rebeller. "Ta mort ne l’aidera pas", lui déclare-t-il lorsqu’il emmène Sha’ré. Il lui signifie par là que s’il reste calme, il ne sera pas obligé de l’abattre.

Il remarque ensuite la montre de O’Neill. Il se rend compte qu’il ne s’agit pas d’une technologie Goa’uld. Il lui demande de quelle planète ils sont originaires. Une information qu’il garde pour lui. Pendant, la deuxième descente d’Apophis dans la cellule, Jackson tente de se faire emmener par les Goa’ulds pour porter une larve. Il pense qu’il sera près de Sha’ré et que son esprit ne pourra totalement être dominé par le symbiote. A ce moment, Teal’C lui fait comprendre qu’il se trompe et qu’il ferait mieux de se tenir tranquille.

Teal’C a trahi ce qui était un dieu pour lui dans le seul but de sauver les prisonniers de ce dernier. Il s’est mis du côté des Terriens pour se battre pour la liberté. Il a fait confiance à O’Neill parce que ce dernier lui a dit qu’il pouvait sauver les prisonniers. "Vous n’êtes pas le premier à me le dire, mais vous êtes les premier que je crois", répond Teal’C.

O’Neill propose au Jaffa de l’accompagner sur Terre. Une décision qui a failli faire de Teal’C un cobaye de laboratoire. Il révèle aux militaires tout ce qu’il sait de la civilisation Goa’uld. C’est à dire pas grand chose puisque ces derniers se sont bien gardés de partager leur technologie... Mais est-ce bien LEUR technologie ?

Les Goa’ulds

Ces trois hommes et cette femme... Ou plutôt, ces deux hommes, cette femme et ce Jaffa... On va dire ces quatre militaires c’est plus simple... A merde, c’est pas juste non plus, Jackson est un civil ! Bon, ces quatre humains... Merde ! Ces quatre individus s’opposent aux Goa’ulds.

Les Goa’ulds sont des extraterrestres assez éloignés des "petits gris". Il s’agit d’une forme de vie intelligente mais larvaire. Ce sont des parasites, ce qui signifie qu’ils ont besoin d’un corps où il peuvent s’implanter pour survivre. Une fois dans ce corps, ils prennent possession de son esprit. Les enfants Goa’ulds sont fragiles (d’où la nécessité de s’abriter dans d’autres corps) mais ils naissent avec une intelligence exemplaire et une mémoire collective parfaite.

Un espoir est toujours permis selon Sam. Le major Kawalsky a perdu l’esprit quand un Goa’ulds s’est emparé de lui. Le Goa’uld connaissait cependant le code de mise en route de la porte des étoiles, ce qui signifie qu’une part du cerveau du militaire subsistait toujours. Sha’ré et Skaara seront peut-être un jour sauvés.

La plupart des corps habités par des Goa’uld ne sont pas terrestres pourtant il semble qu’ils soient tous d’une même origine. Il est probable que les Goa’ulds aient réduit en esclavage des peuples entiers qu’ils ont ensuite déplacés sur plusieurs planètes. Les habitants d’Abydos, par exemple, sont des êtres humains amenés sur cette planète par Râ. ce sont au départ, des Egyptiens. Ils ont ensuite évolués différemment de nous.

Les Goa’uld utilisent le système des portes pour trouver d’autres hôtes quand ceux qu’ils habitent sont mourant. La vie des autres quelle qu’elle soit ne les intéresse pas du tout.

Les Goa’ulds ne sont pas nombreux, selon Teal’C. Ils ont l’apparence des dieux de l’ancienne Egypte parce qu’ils ont utilisés la religion pour assoir leur pouvoir sur des centaines de planètes. Les mondes qui ne les intéressent pas sont délaissés. Une légende raconte que les Goa’ulds ont découvert un monde primitif duquel ils ont soutirés des esclaves qu’ils ont transplanté dans l’univers.

O’Neill révèle à Teal’C que Râ (Jaye Davidson dans le film, ce personnage est déjà mort au début de la série) est déjà venu sur Terre il y a 5000 ans pour chercher un corps. Il a alors asservi la population égyptienne et l’a obligée à travailler pour lui. Une rébellion a réussi à le chasser et les Egyptiens ont détruit la porte en la démontant. Teal’C répond que les terriens sont alors l’espoir de toutes les populations asservies. On ne comprend pas encore très bien ce que cela implique. Râ a délaissé la Terre puisqu’il n’avait plus aucun moyen d’y arriver. En fait, on apprendra au fil de la série qu’il possède des vaisseaux spatiaux mais il leur faut des mois ou des années pour atteindre notre planète.

Apophis (Peter Williams) est le chef des gardes-serpent. C’est le dieu serpent qui règne la nuit, alors que Râ avait le pouvoir le jour. Il est un digne successeur de ce dernier puisqu’il terrorise et asservit les populations de l’univers. Il a décidé de faire payer au humains la mort de Râ. Comme les Terriens ont réactivé la porte, une confrontation sera sans doute possible un jour.

Hathor (Suanne Braun) est la mère de tous les dieux, c’est à dire des Goa’ulds. Elle est un peu comme une reine fourmi ou abeille. Elle est une rivale de Râ, sa mort la ravit d’ailleurs. Râ l’avait enfermée dans un sarcophage maya sur Terre. Deux archéologues l’ont délivrée à leurs dépends...

Attention, il ne faut pas en conclure que les Terriens sont les bons sauveurs de l’humanité et les Goa’ulds les méchants. Une résistance s’est mise en place contre les Goa’ulds à l’intérieur même de leur civilisation. Ce sont des Goa’ulds qui s’opposent au système d’annihilation de l’esprit des hôtes.

Les membres de la Tok’ra n’habitent que des corps volontaires. Et ils partagent ce corps avec son propriétaire. Ils refusent donc de supprimer sa personnalité. Du coup les Tok’ra vivent dans la clandestinité et sont poursuivis par les Goa’ulds. Les Jaffas sont persuadés qu’il s’agit d’une légende.

Pourtant, SG-1 en rencontrera un, Jolinar de Malk-shur. Il s’emparera du corps de Samantha alors que son hôte est sur le point de mourir. Le père de Samantha acceptera de loger le symbiote. Il guérira donc du cancer qui le rongeait et il deviendra le premier trait d’union entre les deux forces.

Les extraterrestres

Les Goa’ulds et les Terriens ne sont pas les seuls habitants de l’univers. Durant leurs missions, les équipes de Stargate rencontrent beaucoup d’autres civilisations. Certaines sont plus ou moins affiliées aux hommes d’autre pas. Leur point commun : elles sont toutes (ou plus ou moins toutes) sous le joug des Goa’ulds.

Les Jaffas ne sont pas des Goa’ulds, mais des êtres humanoïdes originaires de la planète Chulak. Ils servent d’incubateurs et de serviteurs aux Goa’ulds. Ils ont une ouverture en forme de X sur le ventre qui abrite une larve de Goa’uld jusqu’à ce qu’elle arrive à maturité. En échange de ce petit service, le symbiote offre une santé parfaite et une vie plus longue à son "support". Si le Jaffa essaie de l’enlever, le Goa’uld tue son hôte.

Les Jaffas ont été armées par les Goa’ulds. Cette technologie dépasse la leur. Au moment où les Goa’ulds ont asservis les Jaffas, leur société était au niveau de notre Renaissance et leur société était organisée comme une théocratie féodale.

Les larves sont implantés dans tous les Jaffas âgées de 8 ans lors d’une cérémonie appelée la Prin’tah. ce sont les prêtres qui s’en chargent. En fait, la civilisation Jaffa est proche de celle des Hindous. Il y a les prêtres (les Brahmans), les guerriers (les Kshatriyas), les paysans et les commerçants (les Vaisyas) et les expulsés (les Sudras).

Apophis a établi son palais sur Chulak. C’est une véritable forteresse protégée par l’armée Jaffa. Les guerriers d’Apophis ont un tatouage en forme de serpent sur le front, ceux de Heru-ur (le fils d’Apophis) sont marqués du taureau. Selon les grades le tatouage est noir ou doré !

A titre d’anecdote Teal’C racontera dans un épisode comment est fait le "tatouage doré" qu’il porte sur le front : On dessine la forme au scalpel (sans endormir, bien évidemment... Hé, c’est pas des mauviettes, les Jaffas !) et dans la plaie, on fait couler de l’or en fusion... Brrr, ça fait fr... euh... chaud dans le dos !

Les Abydans sont les premiers extraterrestres rencontrés par les Terriens. Et ils ne nous sont pas vraiment inconnus puisqu’il s’agit d’un peuple terrien transplanté sur Abidos par Râ. C’est sur cette planète aux deux soleils et trois lunes qu’a choisi de rester Daniel Jackson durant son premier voyage dans l’espace. Les hommes croyaient alors que c’était la seule issue à la porte des étoiles. La ville principale de la planète est Nagada. Les Abydans seront délivrés de Râ par O’Neill et Jackson. Ce dernier apportera l’écriture aux habitants de cette planète et leur expliquera leur véritable origine : l’Egypte pré-dynastique (3000 av. JC).

La planète P3X-562 a aussi été touchée par les Goa’ulds. Elle ressemble à un immense désert jaune vif habité par des cristaux de quartz bleu. Ces minerais sont intelligents, ils ont une conscience collective. Ils peuvent prendre la forme de celui qui les regarde. Jack O’Neill en a fait l’expérience, un cristal a formé un double et est revenu sur Terre. Ces extraterrestres veulent le bien des autres, même si parfois cela peut faire des dégâts qu’ils ne comprennent pas. Ils ont été en grande partie exterminés par les Goa’ulds.

Changement d’atmosphère sur P3C-117. On se croirait dans l’Eden de l’enfance, et pour cause, ses habitants ressemblent à des elfes très fragiles, mais il ne faut pas se fier aux apparences. Les Nox ont une technologie très avancée. Ils sont capables de modifier leur structure moléculaire à volonté et donc de devenir invisibles. Ils vivent dans des villes aériennes également invisibles. Les Goa’ulds n’ont pas réussi à les asservir. Ils les poursuivent d’ailleurs. Les Nox résistent aux Goa’ulds, mais sans combattre : ils sont pacifistes. Ils pensent que nous ne sommes pas encore assez sages pour devenir leurs amis.

Il est une race d’extraterrestres que nous connaissions bien avant que le projet Stargate soit enclenché : les "petits gris". En fait, ils s’appellent les Asgards. Pas besoin de vous les décrire, je suppose ! Alors pour répondre aux questions de Mulder tout de suite... Oui, ils sont venus sur Terre. Oui, ils ont enlevé des êtres humains, mais pas pour les asservir, pas non plus pour s’adonner à des expériences génétiques, mais pour les placer dans des mondes protégés où les Goa’ulds n’interféreront pas sur leur développement.

Les Asgards se déclarent "amis avec tous, protecteurs de tous". Ils sont alliés aux Nox, aux Furlings et aux Anciens (probablement, les inventeurs du système des portes) contre les Goa’ulds. Les Asgards ne veulent pas se révéler à l’humanité considérant qu’elle est trop jeune pour les comprendre et les apprécier.

Thèmes

Stargate est une série aux perspectives illimitées. La révélation qu’il existe non pas une, mais des portes des étoiles est une des premières distances prise avec le film. Cela relance l’intrigue et permet donc à la série d’exister, ça ouvre aussi le champ. Tant que les scénaristes auront assez d’imagination pour créer de nouveaux mondes, il y aura de nouveaux épisodes.

D’autant plus qu’il n’y a pas une, mais des équipes SG qui se baladent dans l’espace. Au risque de lasser le téléspectateur. Et oui, l’avantage de la série est son côté "sériel". Mais cela peut devenir un fameux inconvénient quand on en abuse. Bon, Apophis a déjà attaqué la terre (avec ses vaisseaux en forme de pyramide) et il a perdu... Mais, imaginons qu’Apophis retente le coup mieux armé ou que la Tok’ra décide de déclarer ouvertement la guerre au Goa’ulds. On pourrait également se dire que les Nox, les Asgards, les Anciens et les Furlings vont enfin agir.

L’armée américaine pourrait utiliser quelques unes de ses découvertes lors d’une guerre bien terrestre et modifier ainsi les champs de forces inter-humains. Les possibilités scénaristiques sont multiples sur Terre comme dans l’espace. Et sans jamais tomber dans le rebondissement facile cher aux soap opera.

Le voyage dans l’espace

Stargate ouvre le champ de l’imaginaire, nous rappelle les vieux récits des explorations de la Renaissance. On sait que la Terre est ronde, on en connait pratiquement chaque recoin. L’homme n’avait plus de terres inconnues à visiter d’autant plus que la conquête spatiale nous a démontré à quel point les voyages en vaisseaux spatiaux sont irréalisables. La porte des étoiles, c’est l’abolition de la distance qui sépare les galaxies. C’est le vieux rêve redevenu imaginable !

Joe Haldeman dans The Forever War [1] avait déjà développé ce thème de sauts dans l’espace. Ici des vaisseaux entiers effectuent des sauts collapsars entrent deux points dans l’espace. Mais le temps ne défile pas de la même façon durant ces sauts. Pendant que les soldats passent deux ans dans l’espace, la Terre a vieilli de quelques siècles. En clair, les portes ouvrent sur un tunnel où le voyage est accéléré, mais pas instantané.

Douce coïncidence, le plus large planète-portail par où transitent les soldats se nomme Stargate 1. Le hasard faisant bien les choses la guerre entre les Terriens et les Taurans (des ET pas beaux du tout) a commencée en 1997 soit l’année où a débuté la diffusion de Stargate SG-1 ! Il est a noter, pour votre culture générale, que The Forever War a remporté les prix Hugo et Nebula en 1976.

Les civilisations perdues et peuples frères

Stargate c’est aussi une ode aux sciences humaines. Les rencontres avec des civilisations moins avancées que la nôtre (qui sont parfois la nôtre au passé d’ailleurs) permet de comprendre l’histoire de notre société.

Le contact avec des technologies plus avancées pose question sur notre avenir. Sommes-nous dans la bonne direction ? Sommes-nous réellement ces êtres si intelligents que nous croyons être ? Les Nox et les Asgards nous permettent peut-être d’en douter. Normalement ce questionnement devrait nous permettre de construire un monde meilleur. Ou du moins, de ne pas faire trop de conneries. Vive l’historie, la philosophie, la philologie et l’archéologie donc.

D’autant plus que la série revêt un côté plutôt "égyptien ancien". Les pyramides ont la cote depuis quelques temps, mais là c’est carrément à une leçon de mythologie qu’on nous convie. Après quelques épisodes, le panthéon égyptien n’aura plus de secret pour vous. On pousse même le luxe à ouvrir la porte aux Mayas et aux Vikings. Zeus et Bacchus doivent se tapir quelque part en attendant leur tour.

Stargate c’est aussi une éloge de la paix entre tous ces peuples. Le but des équipes du projet, même si ce sont des militaires, est d’explorer les autres planètes, mais pas de les combattre. On voit, on inspecte et on revient. Pas question de jouer aux colonisateur ou aux missionnaires en y important notre technologie, la religion catholique (ou une autre !) et le Coca-Cola. La règle est la non-ingérence dans l’évolution d’autres populations.

La compréhension mutuelle est le seul langage. La mission de SG-1 est la même que celle de l’équipage de l’Enterprise : "Explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d’autres civilisations, et aller hardiment là où, jusqu’à maintenant, aucun homme n’est allé", comme le disait si bien le capitaine Kirk dans le générique de Star Trek. Il faut croire que les leçons tirées de la colonisation ont porté leurs fruits.

Notes

[1] traduit par Gérard Lebec en La Guerre éternelle, J’ai Lu 1769

"Stargate SG-1" est © Sony Pictures / Double Secret Productions / Gekko Film Corp. / Kawoosh ! Productions / MGM Worldwilde Television Productions Inc. / Stargate SG-1 Production Inc. . Ce dossier ne peut être vendu, copié, publié, édité sans l'autorisation écrite de ses auteurs. L'émission "Aux Frontières des Séries" est © AFDS.org/Kprod.be. Toute copie partielle ou totale de l'émission est interdite. Les "Dossiers" d'AFDS.org étant uniquement informatifs, les quelques reproductions et les génériques qui les agrémentent ne sont là qu'à titre illustratif. Ils sont © par les studios.


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