
A Coeur Ouvert
Grey’s Anatomy est sans aucun doute ‘LA’ série révolutionnaire de l’année 2006. Une sorte de croisement entre Ally McBeal et Urgences. Dans cette production de Shonda Rimes, le téléspectateur suit la vie intime et professionnelle de cinq apprentis chirurgiens et de leurs responsables.
Il y a tout d’abord un résumé de la série, ensuite débute l’épisode. C’est seulement après 5 minutes que le générique commence. Dans certains épisodes, il n’y a pas de générique, mais uniquement le titre de la série sur fond blanc suivi du titre de l’épisode. Une pratique qui se généralise avec la saison 3.
Tout au long du générique, il y a une opposition qui est maintenue entre l’univers des chirurgiens à l’hôpital et leur vie en dehors de l’hôpital plus glamour. Cela illustre aussi les deux thèmes principalement abordés dans la série : le côté hospitalier, chirurgical (du style Urgences) ; et le côté histoire d’amour, sexe (comme dans les soap opéra).
Sur le premier plan, un travelling nous montre une rangée de chaussures de chirurgien et, perdue au milieu, une paire d’escarpins rouges. Le nom de l’actrice principale apparaît ainsi que le nom de la série. Le travelling continue et l’on voit des mains préparer des instruments chirurgicaux. En comparaison à ces instruments, on voit une femme en train de recourber ses cils en très gros plan.
Le plan suivant montre des mains qui ferment la fermeture éclair d’une robe noire qui semble assez sexy. Ce sont ensuite des gants de chirurgiens qui nouent une blouse de chirurgien. Les noms des acteurs apparaissent en suivant les mouvements que l’ont voit à l’écran. On passe ensuite par un travelling d’une perfusion à un cocktail. Vient ensuite le titre de la série : c’est le seul plan où les deux univers se mélangent. On voit les pieds d’un couple vraisemblablement en train de faire l’amour sur une civière.
Le générique se termine par un rideau d’hôpital tiré et en dessous on voit les escarpins rouges du début. Le bleu est la couleur qui représente l’hôpital. Lorsque l’on change d’univers, ce bleu disparaît.
A côté de la dure réalité du monde médical, la série laisse une place tout aussi importante à l’humour et au côté soap qui est assumé dès le générique. Cette ambivalence est tout de suite perceptible par le téléspectateur.