
L’humanité ne peut rien obtenir sans donner quelque chose en retour. Pour chaque chose reçue, il faut en abandonner une autre de même valeur. En alchimie, c’est la loi fondamentale de l’échange équivalent. A cette époque, nous pensions que c’était la seule et unique vérité au monde. Nous nous trompions, mais il a fallu céder quelque chose pour l’apprendre...
J’ai longtemps hésité et je dois avouer qu’il m’a été difficile de ne pas en parler auparavant. Mais voila, j’ai désormais une excellente raison de partager ma joie, depuis que Canal + a diffusé l’extraordinaire FullMetal Alchemist. Bon ben voila, je me suis déjà trahis... FullMetal Alchemist constitue de loin la série anime japonaise populaire que je préfère. J’ai d’ailleurs rarement, voir jamais, été aussi happé dès les première minutes d’une série. FullMetal Alchemist fait donc indéniablement partie du top 10 de ma liste des japanimes à voir a tout prix.
Mais venons-en à l’essentiel. FullMetal Alchemist se déroule dans un monde semblable au nôtre au début du 20ème siècle. Alphonse et Edward Elric sont deux frères férus d’alchimie. Par alchimie, il faut entendre la capacité de maîtriser la matière. Cela se fait au moyen de cercles de transmutation et de beaucoup d’entraînement.
Mais voila, l’alchimie à ses règles et ceux qui ne les respectent pas sont sévèrement punis. C’est ce qui arrive à nos deux jeunes héros. Suite à la mort de leur mère, Al et Ed décident de la faire revivre via l’alchimie, une erreur qui coûtera à Ed la perte de sa jambe et de son bras ainsi que la disparition du corps de son frère Al, dont l’âme est désormais liée à une armure. Tous deux décident de récupérer ce qui leur a été pris mais cela implique de trouver la pierre philosophale et donc de s’engager dans l’armée, seule institution permettant de telles recherches. C’est la que Ed, devenant Alchemiste d’état, se voit attribuer le nom de FullMetal Alchemist, l’Alchemiste d’acier, en raison de son bras et de sa jambe d’acier (appelés automail dans la série).
L’introduction somme toute sanglante de la série a de quoi faire peur, cependant la force de FullMetal Alchemist réside dans un dosage proche de la perfection entre l’humour, le drame et l’action. On rit, on pleure et on s’extasie devant une telle réussite. L’animation est simplement superbe avec des effets de lumière saisissant et une bande son entraînante. Ce qui personnellement m’a le plus impressionné, ce sont les qualités narrative de la série et le développement psychologique très fin des personnages.
D’un point de vue narratif donc, FullMetal Alchemist réserve de très bonnes surprises. Les auteurs n’hésitent pas parfois a choquer par certaines scènes cruelles. Mais la grande réussite, c’est cette bonne humeur qui reste constante durant les 51 épisodes. L’humour est à la fois simple et efficace. Il joue sur un comique de répétition qui tombe souvent au moment on l’on s’y attend le moins.
D’autre part, l’aspect dramatique se situe plus au niveau de la psychologie des personnages. En particulier, les deux frères sont particulièrement finement décrit. Ainsi, Ed est très mature pour son âge mais souffre énormément. Il se sent coupable de l’état de son plus jeune frère et ne cesse de vouloir réparer ses erreurs. Al, quant à lui, est moins expressif, plus posé, plus optimiste mais aussi capable d’actes plus enfantins qui trahissent le jeune adolescent qui se cache derrière l’allure imposante de cette armure.
En fin de compte, FullMetal Alchemist est une série qui mérite bien plus que cette brève présentation, aussi je vous encourage à guetter une rediffusion sur le petit écran... Ou vous rabattre sur l’intégrale sortie en DVD chez Dybex.