
Dans la galaxie, un vaisseau tente de fuir la planète Thundera vouée à la destruction. À son bord, les derniers survivants de la planète, un petit groupe d’être mi-félin mi-humain, promet de protéger à jamais l’épée d’Omens et le jeune lord Starlion, 12 ans, dernier représentant des valeurs des Cosmocats, un peuple pacifiste et juste. Mais le vaisseau est endommagé par une attaque des mutants obligeant les Cosmocats à faire usage de capsules de suspension permettant de ralentir le vieillissement, seule chance d’atteindre la planète viable la plus proche, la troisième terre.
Le voyage s’avère fatal pour Jaga, le mentor de Starlion, qui se sacrifie pour le groupe, mais qui reste toujours présent sous forme de fantôme. Arrivé sur la troisième Terre, Starlion a le corps d’un jeune Cosmocats de 24 ans, mais manque cruellement d’expérience. Et ce d’autant qu’il endosse de par son rang le rôle de leader et qu’il doit affronter le terrible Mumm-Ra, une entité maléfique qui règne sur la troisième terre.
Voilà le point de départ des deux saisons et des 130 épisodes des aventures des Cosmocats. Une quête principalement centrée sur l’apprentissage de Starlion à mériter son titre de leader. Chaque épisode raconte une histoire indépendante, mais on remarque de nombreux éléments feuilletonesques et une évolution évidente des personnages.
Cosmocats est un classique des années 80 en ce sens qu’il rassemble les genres en vogue de l’époque à savoir la science-fiction, le fantastique ou encore les comics. Les Cosmocats empruntent beaucoup à des univers tels que celui de Star wars ou des productions médicales fantastiques de l’époque. La troisième Terre, une planète semblable à la Terre sans qu’il ne soit dit si les cosmocats se situent dans le passé, dans le futur ou encore dans un monde parallèle. Toujours est-il que ce choix rappelle étrangement la lignée rédactionnelle des DC Comics de l’époque 1.
Le monde des Cosmocats, c’est à feu Ted Wolf qu’on le doit. Un homme dont on ne connaît pas grand-chose si ce n’est qu’il a imaginé cette série dès 1981. Il est à l’origine de l’histoire et était assisté de sa fille Janice dans la conception du design des personnages avant de proposer le tout à Telepictures Corporation, une société de production maintenant partie intégrante du géant Warner Bros.
Détail intéressant : la conception de la série s’est faite en collaboration avec un collectif de studio japonais naissant du nom de Topcraft. Un nom qui ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais qui deviendra plus tard le célèbre studio Ghibli de Hayao Miyazaki.
Les premiers bonds des Cosmocats se sont révélés très vite fructueux. La série débuta aux États-Unis en janvier 1985 avant d’arriver en France en 1986 sur Antenne 2. Cependant, la série s’arrête après deux saisons, Cette deuxième saison n’a d’ailleurs jamais été diffusée en France, et ce n’est là que le début de l’histoire du succès des Cosmocats.
Car les plus grands fans des Cosmocats, ou devrais-je dire des Thundercats de leur nom original anglais, ce sont les britanniques, qui les découvrent en 1987. Après la France, mais aussi peu après l’annonce de l’arrêt de la série.
Les britanniques ne se contentent pas seulement de la série animée, ils la font évoluer dans le domaine des comics. Là où les Thundercats ont connu une série de 24 numéros de comics aux USA, ils en connaissent plus d’une centaine en Grande-Bretagne, et ce, sans même aborder toutes les autres déclinaisons de la franchise.
Le succès y est énorme et durable, à tel point que la série est rediffusée aux États-Unis en 1997 dans Toonami sur Cartoon Network, mais très vite délaissée par la chaîne. Il semblerait en effet que le coup de foudre des Cosmocats n’ait jamais atteint que les sujets de sa majestée.
C’est dire l’amertume des pauvres britannique quand ils ont appris que les premiers à jouir d’une version DVD de la série... Eh bien c’est vous, veinard de français. Manga Distribution a sorti son coffret depuis 2004, alors que les Américains ont dû attendre un an de plus et que les britanniques ont enfin eu le coffret de la première saison en janvier 2007.
Gageons que le succès des Cosmocats est loin de toucher à sa fin. Et puis, si vous allez du côté de Londres, je vous conseille les très beaux T-shirts disponibles un peu partout.