
24 Heures Chrono est la première série en temps réel ! Chaque saison comporte 24 épisodes qui, chacun, représentent une heure d’une journée pleine d’action. Cette série d’un genre nouveau, a vu le jour en 2001 aux Etats-Unis, sous le nom 24. Canal+ est la première chaîne à la diffuser en France, suivie par TF1.
En perte de vitesse au fur et à mesure qu’avançait le nombre de saisons de la série X-Files, la chaîne Fox voyait son audience diminuer et les téléspectateurs américains commençaient à se lasser. Elle voulait reconquérir un public plus adulte, avec une série dramatique qui allait pouvoir les tenir en haleine. En 2001, elle tient entre ses mains le concept le plus novateur, le plus inattendu et le plus risqué de la saison.
Mais suite aux événements du 11 Septembre 2001, la chaîne voit la diffusion de son pilote repoussée, puis modifiée (les terroristes n’ayant plus vraiment la côte sur les chaînes américaines). La série démarre toutefois doucement, sans doute les téléspectateurs n’étant pas habitué à un rythme de narration si particulier et nouveau. Il faudra plusieurs semaines pour que la Fox commande les 12 derniers épisodes. Profitant d’une grille des programmes plutôt souple, la chaîne programme une rediffusion de la série un autre soir de la semaine, pour lui assurer une solide audience.
Lorsque la série se fait récompenser lors de la cérémonie des Golden Globes, la Fox est confortée dans sa décision de diffuser la suite de la saison, convaincue qu’elle tient là un produit exceptionnel. Les retombées des Golden Globes sont immédiates : en une semaine, l’audience effectue une hausse de plus de 20 %.
En 2001, Kiefer Sutherland reçoit le Golden Globes du meilleur acteur dans une série dramatique.
En 2002, Joel Surnow et Robert Cochran (épisode 1) reçoivent l’Emmy Awards du meilleur scénario pour une série dramatique.
En 2003, la série reçoit le Golden Globes de la meilleure série dramatique.
Et enfin, en 2004, l’Emmy Awards du meilleur travail de casting pour une série dramatique revient à Debi Manwiller.
Avant que ne débute un épisode, le téléspectateur est averti par une voix-off : "Ces événements se déroulent entre minuit et une heure du matin le jour des élections primaires de Californie. Ils sont rapportés en temps réel.". 24 épisodes d’une heure pour nous raconter 24 heures de la journée de Jack Bauer, agent de la cellule anti-terroriste, ...
Ensuite, on voit la ville de Kuala Lumpur en vue aérienne, avec l’heure qui est inscrite en bas de l’écran. On passe tout de suite en "split screens" pour se déplacer dans un autre lieu ou montrer une même scène sous plusieurs angles différents. On présente les acteurs simplement en inscrivant leurs noms, on ne voit pas leurs visages. Dés qu’on change de ville, on l’écrit en dessous de l’écran avec l’heure. Ex : "QG du sénateur David Palmer". On est tout de suite plongé dans l’intrigue, quasiment dans la première phrase en voix-off : "un attentat est en train de se monter contre le sénateur David Palmer".
L’un des atouts de la série est son casting. Les nombreux personnages se croisent au fil des épisodes... qu’ils soient de la CAT (la cellule anti-terroriste), de la famille de Jack ou du sénateur ou des "méchants", chaque personnage nous réserve son lot de sentiments et de traits de caractère pas aussi lisse qu’il n’y paraît... Voici les personnages principaux :
Intelligent, il a de la suite dans les idées. Fonceur, il peut perdre vite son sang froid dans une situation confuse et accuse parfois rapidement certains agent de son équipe même ceux qui sont très proches de lui...
Bel homme proche de la quarantaine, il ne laisse pas les femmes insensibles. Il a quitté sa femme pour sa collègue Nina mais s’est résolu à revenir au foyer familial, notamment pour sa fille, dont il est très proche, Kim.
Quand on rencontre Jack Bauer, on comprend que tout n’est pas rose entre lui et sa femme. Dans la première saison, l’autre problème personnel de Jack est la fugue de Kim. Il y a toujours un dilemme pour Jack entre son travail et s’occuper de ses propres problèmes. Il travaille sur deux plans à la fois.
Jack Bauer est interprété par l’acteur et réalisateur, Kieffer Sutherland.
Elle ressemble à son mari au niveau du caractère (qui se ressemble, s’assemble !) : c’est une femme dynamique, qui n’a pas peur de se jeter à l’eau. Elle paraît plus fragile que Jack et contrairement à lui, elle suit beaucoup son instinct. Ses pressentiments s’avèrent toujours justes. Et puis d’un autre côté, elle ressemble également à sa "rivale" : Nina. Une ressemblance physique, la provocation en moins. Teri est plus douce et affirme moins sa personnalité. Elle n’a pas de bonnes relations avec sa fille qui l’accuse de na pas avoir su retenir son père lorsqu’il est parti pour Nina.
A la fin de la première saison, elle meurt.
Teri Bauer est interprétée par l’actrice Leslie Hope. Elle est apparue dans diverses séries, parmi lesquelles "Côte Ouest", "La Vie A Cinq", "Demain A La Une" ou "Chicago Hope".
Surnommée Kim, Kimberly est cette adolescente en pleine crise. Elle fume des joints, parle mal à sa mère, choisi comme mot de passe à sa boite e-mail "putain de vie" et ment beaucoup ! Intelligente, elle se montre aussi très futée et rusée...
Kimberley Bauer est interprétée par la très jolie Elisha Cuthbert.
Avant d’être intégrée à la CAT, Nina a travaillé comme analyste au Conseil de Sécurité des Nations Unies puis comme assistante spéciale au Bureau de Renseignement et de Recherche pour le Secrétaire du Département d’Etat. Nina Myers était chef d’équipe aux côtés de Jack Bauer en 2000 lors de l’opération Proteus.
Très proche de Jack, elle n’est pas seulement sa coéquipière mais a également été sa maîtresse pendant plusieurs années. Leurs relations sont aujourd’hui strictement professionnelles. De son côté, Nina a une confiance aveugle en Jack (ce qui n’est pas toujours vrai dans le sens inverse). C’est un excellent élément de la CAT. C’est une femme de terrain, courageuse mais rancunière ! A la fin de la première saison, elle tue Teri qui a découvert que c’était elle la taupe dans le service.
Nina Myers est interprétée par Sarah Clarke.
Tony Almeida est interprété par Carlos Bernard.
David a entamé une carrière d’avocat, mais se dirige très vite vers la politique. Une fois élu au Congrès des Etats-Unis, David Palmer a notamment présidé la Commission Sénatoriale Spéciale Défense. A ce titre, c’est lui qui a autorisé l’opération "Crépuscule".
Il est le sénateur de l’état de Californie, afro-américain, en lice pour les élections primaires. Il est vu comme le futur candidat noir qui aurait les plus grandes chances de se faire élire aux élections présidentielles aux Etats-Unis. Bon, loyal, honnête et droit, il croit aux valeurs de son pays et aime par-dessus tout sa famille. Dans la seconde saison, il devient Président des Etats-Unis.
David Palmer est interprété par l’acteur Dennis Haysbert.
Sherry Palmer est interprétée par Penny Johnson Jerald
"24" nous relate 24 heures, disséquées au rythme jamais vu d’une heure réelle retracée dans un épisode, d’une équipe cherchant à mettre hors d’état de nuire des terroristes sur le point de commettre un attentat. Partant d’un postulat jamais tenté, la série n’hésite pas à pousser le réalisme et l’intensité, jusqu’à parfois diviser l’écran, pour montrer simultanément des actions se déroulant au même moment. Et la réalisation est, elle aussi, impeccable, digne d’un véritable film d’action comme on en voit au cinéma.
Si l’histoire se révèle être très complexe, la réalisation choisie dans la série facilite sa compréhension. Tout devient plus clair grâce à trois idées géniales :
Si en France les épisodes ne durent que 40 minutes, aux Etats-Unis ils sont réellement d’1 heure... mais ceci n’est que la conséquence des nombreuses pages de publicité qui coupent plusieurs fois un même épisode.
Le problème d’une série si feuilletonesque, c’est que lorsqu’on en connaît le dénouement, on n’a plus le même plaisir à la revoir, certains éléments voyant leur suspense immédiatement et complètement anéanti. Mais qu’importe, "24" est une expérience télévisuelle innovante, nerveuse et passionnante.
Il faut également souligner l’excellent scénario de cette série. Le rythme est à couper le souffle on n’arrête pas une seconde.
Néanmoins, on sent une différence dans les scénarios dés la saison deux. Ça s’essouffle et en même temps c’est normal, puisqu’on n’a plus l’effet de surprise du nouveau concept de la série. On anticipe de plus en plus les rebonds de l’histoire. Il n’empêche que "24" reste une très bonne série d’action. On espère simplement que les prochaines saisons ne rentreront pas toujours dans le même schéma. On verra l’an prochain !